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Info Pousseurs • mars 2025

L'aventure repart de plus belle !

Quelle joie de pouvoir enfin nous rendre sur place. Depuis avril 2022, pour des raisons sécuritaires nous avons dû annuler quatre fois nos billets mais cette fois-ci était la bonne. Nous voici donc rentrés d'un (trop) court séjour dans la région de Kara, à trois heures de route au sud de Dapaong, notre habituelle ville-base. Un voyage très positif et qui nous a regonflé à bloc. Merci de nous pardonner l’afflux d'infos qui suit mais comment ne pas partager ces deux magnifiques et intenses journées sur place ?!

Kara, une nouvelle région à découvrir

Le lit de la rivière Kara et ses plantations maraichères

Kara est une ville situé à 415 km de Lomé, Dapong est à 610 km. Cela fait seulement 6h30 de voiture contre les 10h pour rejoindre le nord de la Savane.
Pendant ces quelque jours sur place nous sommes accompagnés par l'harmattan, un vent chaud et sec venant du Sahara, et la chaleur est écrasante, entre 34 et 38°C. À cause de ce vent, l'air est poussiéreux et ternit le paysage.

Discussion sous le manguier à Lassa Ahodo avec le maire et Didier

Nous rencontrons Paul qui sera notre nouveau coordinateur à Kara. C'est un ami de Didier et nous avons confiance. Il est technicien supérieur du génie civil et connait le métier et ses rouages. C'est un bénévole et clairement il se sent très impliqué dans les projets de développement. En bref, une chance pour coup de pousse !

Bouladé

L'une des classes de l'école primaire de Bouladé

Paul nous emmène à Bouladé. Dans ce village l'école est un bâtiment en tôle décrépi qui n'a d'école que le nom. Nous ne sommes pas dépaysés, cela ressemble à nos villages de la Savane. Le président du CVD (comité villageois de développement) est présent à la réunion. Il est extrêmement motivé. L'administration leur promet un bâtiment depuis 11 ans !
Malgré la précarité des lieux, cette école a 100% de réussite au CEPD (examen de passage en 6e).
Nous rencontrons le directeur bien sûr mais aussi des mamans, assez timides. Le village est à majorité de l'ethnie Peul et musulman. Les femmes sont voilées, ce qui est nouveau pour nous.
Ici pas de jardin d'enfants et le directeur a un gros manque de livres et de tables-banc.

Lassa Ahodo

L'une des titulaires avec la directrice de la maternelle de Lassa Ahodo

Le lendemain nous nous rendons à Lassa Ahodo. Le site a un très gros effectif : presque 500 enfants au primaire et 96 en maternelle. Quatre villages et plus de 8000 personnes.
L'ambiance change. Nous ne sommes qu'à sept km de Kara et clairement nous sommes en région péri-urbaine. Il y a l'eau courante à l'école 😳 (ne rêvons pas, c'est à un robinet dans la cour). Mais on sent que la ville n'est pas loin et les parents sont motivés. Ils sont conscients de l'importance de l'éducation et poussent leurs enfants.
Encore une fois l'école manque cruellement de matériel mais ses besoins semblent moins urgents car les bâtiments existent même s'ils sont en mauvais état.

Paul, Patrick, Didier et le président du Rotary de Dapaong à Lassa Ahodo

Comme souvent nous sommes impressionnés par la motivation du directeur et de ses enseignants, tous titulaires.

Wélou

Judith dans sa maternelle à Wélou

Le dernier village visité, Wélou est un village qui nous a beaucoup touché. Les enfants sont moins nombreux qu'à Lassa Ahodo, mais leurs besoins n'en sont pas moins criants, notemment ceux des petits de maternelle. Imaginez 60 enfants entassés dans une cabane en rondins sans sièges adaptés et avec des outils éducatifs des plus rudimentaires. Et ces enfants sont de plus en plus nombreux à grossir les rangs.

Coucou !

Mais comme souvent dans l'éducation, l'éducateur fait la différence. Judith, la directrice, a une personnalité solaire. Elle rayonne d'énergie et de dynamisme. Impossible de rester insensible à toute cette vitalité qui se dégage d'elle.
À Wélou, un problème s'ajoute au reste : lorsque la route voisine est mauvaise (lire défoncée à cause des pluies) les gros-porteurs ne veulent pas faire un détour et traversent le bout de la cour 😱. C'est bien sûr extrêmement dangereux pour la sécurité des enfants. Mais notre ami Paul va se charger de débrouiller ceci avec les autorités compétentes.

Une petite danse de bienvenue (cliquez sur l'image pour voir la vidéo)

Kara, une région différente

Nous avons découvert une nouvelle région assez différente de ce que nous connaissions, une région où les résultats scolaires sont meilleurs que dans la Savane. En effet avec l'urbanisation progressive, le péri-urbain veut les mêmes résultats qu'en ville et les parents ont à cœur que leurs enfants réussissent. Nous avons également noté le fait que 90% des enseignants sont fonctionnaires, il y a donc beaucoup moins de volontaires, souvent mal payés et mal formés. C'est un avantage car le travail de suivi sera plus facile .

Paul avec les CM1 de Lasso Ahodo

La Savane n'est pas oubliée

Pour rappel, nous y gérons toujours 8 écoles primaires et 1 collège soit près de 2000 enfants et parents (avec l'alphabétisation) qui profitent de nos actions chaque année.
Les écoles continuent à être supervisées par Augustin. Elles ont très bien performé sauf deux par la faute de directeurs incompétents, ce qui est assez rageant. Mais le problème a été identifié et sera corrigé.
Augustin est descendu à Kara pour faire le point avec nous afin de pallier les erreurs de cette année. Une surveillance encore plus régulière des directeurs et enseignants sera mise en place ainsi qu'une sensibilisation accrue des parents sur les devoirs à faire à la maison.

Dis, tu m'aides à construire mon école ?

Un séjour plein de soleil et d’enthousiasme !

Depuis presque un mois que nous sommes rentrés, la machine est passée à la vitesse supérieure et les budgets ont été établis. Mais nous avons dû, et cela serre le cœur, faire des choix : Bouladé aura son bâtiment de primaire de trois classes mais Wélou devra attendre sa maternelle 😕 : pas assez de fonds ! Toutefois, en sus nous pourrons répondre aux demandes des enseignants des trois écoles visitées et leur fournir tables-bancs, livres et autre matériel scolaire.
Paul, de son côté, n'est pas resté inactif. Il a rencontré les mairies et a fait signer à la population de Bouladé l'engagement habituel pour qu'ils fournissent la main d'œuvre du futur chantier de construction, suivant notre principe maintenant bien établi du « donnant-donnant ».


À suivre...

Sep-faireundon
vagues
RedactriceFlorence
Et toujours + actu : http://cdpousse.org/le-blog
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